L'ECMV

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1er club cycliste d'Essonne et 5ème d'Ile de France en 2016. Retrouvez toutes les infos, tous les résultats, toutes les photos des coureurs et de la vie de l'Entente Cycliste Montgeron Vigneux.

20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:45

Alors que les stagiaires varois profitent des belles latitudes et températures printanières pour parfaire leur entrainement hivernal, d'autres affrontent la purée de pois des matinées de février. De mon côté, je vous dévoile (ça ne s'invente pas!!!) mes premières sensations et mes premiers tours de roues en VTT pour ma participation au cross-country de Cheptainville, ce dimanche 15 février 2015. Il s'agit de l'épreuve d'ouverture du VTT Tour Essonnes/Yvelines.

C'est conjointement que nous accueillent l'EC Morsang et l'OC Gif-sur-Yvette, sur les terres Hurepoises proches de Lardy et de Marolles dans l'Essonne. Il faut d'abord monter une petite colline pour se garer en voiture ; autant dire que le but pour nous vététistes, sera de gravir à plusieurs reprises ce tertre.

Trois sociétaires de L'ECMV, Florian NOUVET en Espoirs, Jean-Michel BULLIOT en Masters 1, et Lauent CORBEAU (moi-même !) en Vétérans sont inscrits pour cette belle épreuve de VTT de 4 tours de +/- 12 kms, et 3 pour les Masters.

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Uniquement en sous-bois et à travers des chemins agricoles, le parcours est éclectique : single track, succession de coups de cul et longs faux plats montants dont un, finalisé par une grimpette de 50m sur des cailloux à fleur de sentier (lisses et glissants comme ceux de la cabane au fond du jardin !), descentes rapides avec des passages étroits entre les arbres, deux portions de lignes droites sur des sentiers agricoles, et tout ça dans la glaise plutôt collante. Chaque catégorie est appelée sur sa ligne selon les tours, et dés 9h les fauves sont lâchés par intervalle.

Pour ma part, malgré une plaque défavorable, je m'arrange pour me glisser dans les premières lignes d'un cheptel de 40 unités. Je n'ai pas de pression particulière, venu ici en touriste, focalisé sur les coupes d'Île-de-France en FFC qui ne débutent que dans un mois. Donc rien  ne vaut une épreuve "off " pour jauger sa forme et cibler son entrainement. Les premiers hectomètres sont parcourus sur un tracé balisé à la manière d'un cyclo-cross (piquets et balises de chantier). Dans cette clairière, nous sommes rapidement embouteillés par le nombre à l'approche du premier goulet, je me faufile quand même dans les 15 premiers. Le single track se négocie sans contrôle réel car ça descend, un véritable gymkhana dans la soupe. "On est pas là pour déguster un potage chez La baronne de Rothschild, ni habillé pour d'ailleurs !".

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Je monte au train une succession de petits coups de cul dans la boue, et remonte encore sur la tête. La deuxième descente est nettement plus rapide car le sol est sablonneux, et il faut se lancer dans le chemin agricole en contrebas car la boue collante ralentit la cadence. D'où le nom "cheptel" car c'est nous qu'on laboure ! La portion suivante, un sentier entre les champs en sable damé, plus roulant, nous permet de décrotter la monture : un peu d'épandage pour un retour vers dame nature ! Je relance, et j'en profite pour rejoindre un groupe de 4 unités (2 Vétérans et 2 Espoirs). Au bout de 200/300 m de ce plat, nous amorçons toujours groupés un faux-plat montant assez rapide ; Je reste dans les roues et insiste au train même lorsque le dénivelé s'élève, ça va "j'ai du jus"! Nous restons groupés à l'approche de l'ascension suivante : pas la peine de forcer pour rejoindre des hommes à l'avant, pas d'objectif en vue. A l' issue d'une longue montée qui s'achève sur des cailloux, un passage sur un sentier de + d'1km dans la boue collante nous pompe pas mal de glycogène car les ornières nous font dévier de notre cap, ça guidonne pas mal. Parfois, rouler dans une grande flaque d'eau glacée est salutaire pour décoller la glaise accumulée sur nos boudins. Nous rattrapons quelques coureurs en perdition qui doivent s'arrêter pour se délester de cette glaise. D'autres glissent de droite à gauche ou finissent par goûter au plaisir de la thalasso en embrassant la France !!!

Nous reprenons une route forestière d'environ 500m et le passage sous l'arche d'arrivée se profile, car on entend le speaker énoncer les coureurs qu'il reconnait malgré les mouchetis sur tout le corps. Même les numéros de plaque sont illisibles ! Wistiti pour la photo, le contraste est flagrant : masque à la terre d'Hurepois et sourire aux dents blanches ! C'est pas du Q10+ !!!

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Le deuxième passage se déroule sans encombre et j'emmène un espoir dans ma roue dans le faux-plat montant car cette fois-ci je distingue à l'avant un maillot à dominance de blanc que je crois être celui du Champion de France Vétéran qui n'est autre qu'Olivier GROSSETÊTE, très bon cyclo-crosseur au demeurant. Cette perspective de revenir sur lui me motive au plus haut point car je m'en sens capable, alors je déroule et accélère mon train surtout que derrière un autre vétéran revient sur nous, mais je le laisse raccrocher car sur le plateau dans la boue, nous aurons besoin d'alliés pour rouler contre vent et flaques d'eau. Une vieille connaissance en fait du temps où je faisais mes premières courses de VTT dans la région dans les années 90 (sympa de revoir et rouler avec des concurrents d'hier avec qui on se tirait la bourre! ).

Revenons à mon pitch, sinon j'vais faire pleurer dans les chaumières ! Ainsi fut dit, ainsi fut fait, c'est donc à trois que nous passons de nouveau la ligne. Nous chassons et relayons tel un escadron de bombardiers sauf que là c'est des mottes de terre qui sont larguées. Pour tenter de revenir aux avant-postes, je mène la danse de nouveau dans les deux ascensions et lâche au train mes deux comparses. Ce qui m'étonne car nous filions dans les basques du maillot blanc, mais ce ne fut pas celui que j'espérai : il n'y avait ni bleu, ni rouge, que du kakakaki collé au c...... Tant pis, je me contente de conserver ma position, et observe de temps en temps à l'arrière. Je croise au fil des kilomètres des coureurs attardés dont les pneus surdimensionnés bloquent toute progression (obligés d'y mettre les mains!). Je passe en solo une nouvelle fois sous l'arche et la cloche m'annonce mon ultime tour. A l'amorce du 1er faux-plat, je distingue à 100m devant moi le maillot bleu, blanc, rouge d'Olivier, et cette fois-ci plus de doute c'est là devant que se trouve ma cible. Je prends un berlingot de glucose et remonte inexorablement vers lui en prenant soin d'en garder un peu sous la pédale car comme je vous l'ai décrit précédemment le final est terrible. Je le reprends sur le plat, et m'informe sur ce qui se passe à l'avant. Bah, l'avant c'est nous deux ensemble, jusqu'à la fin du raidillon, j'essaie de m'échapper en accélérant sur le haut où je prends un 10éme de mètre, je maintiens l'écart mais l'euphorie ou l'appel de la ligne me fait aller à la faute : je glisse légèrement dans une ornière et me déporte directement dans le champ où la terre est largement plus collante.  Je me retrouve englué comme un pauvre insecte dans un toile d'araignée ! Olivier me contourne et engage une franche accélération, la vélocité de son 29 pouces aidant il me distance et insiste jusqu'à rejoindre la terre ferme, une telle motricité lui fait survoler les innombrables pièges. Je reprends mon courage à 2 mains et repose toutes les 2 sur le guidon, c'est plus sur ! J'ai eu beau développer 500 watts dans le moulinoir, GROSSETÊTE s'en est allé ! Le trou était fait, à peine 1 kilo pour lui et les autres tous derrière. M'enfin quelle Odyssée !

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Je finis 2ème de ces 48 km d'un parcours physique où je me suis engagé jusqu'au bout à mon rythme en revenant de l'arrière (ça c'est un terme du langage de routier qui fait un peu pléonasme, mais qui décrit bien la situation !) avec de bonnes sensations de pilotage et de bonnes cuisses, des conditions de course difficiles. La mécanique et plus d'un organisme ont souffert, même celui de Florian qui a fait ce qu'il a pu ! Jean-Michel ramène une belle 3ème place en Masters.

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We're all in track for good time,
We're up all night to get lucky.

> Toutes les photos de la course (Jean-Claude CURINGS)

Laurent CORBEAU

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Publié par Entente Cycliste Montgeron Vigneux - dans FSGT
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